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QUATRIEME VERTU PRINCIPALE

DONNER

 

41ème  affluent  : Donner à manger

Le besoin premier de tout être vivant est le besoin de nourriture ; l'Islam garantit la satisfaction de ce besoin, absolument. Un voyageur, ou à plus forte raison un résident, qui passe la nuit en une localité où on ne lui donne pas de quoi manger ne peut être juridiquement poursuivi s'il emploie la force pour se procurer de la nourriture.

Le Prophète déclare l'eau, le feu et l'herbe propriété commune ; personne n'a le droit de monopoliser ces trois matières de base. Toute une sagesse économique peût être déduite de cette interdiction. Quelques islamiques fervents mais peu perspicaces parlent de « socialisme islamique ~ à propos d'un hadith qui énonce ces interdictions et qui emploie le mot « chouraka » de la même racine que le mot par lequel on traduit « socialisme ». Cette assimilation de surface met dans l'ombre la différence essentielle entre l'Islam qui est relation totale à Dieu des hommes et relation totale de ceux-ci à eux-mêmes.

Bien comprise, cette interdiction au monopole ouvre les horizons d'une Economie de solidarité dans laquelle la propriété privée est limitée, apprivoisée et attelée à la tâche du bien-être commun.

Manger et donner à manger sont des actes simples par lesquels s'éprouve en premier le bien-être et se vit la solidarité. Ce sont deux actes hautement communautaires. Manger seul est un acte répréhensible, un signe d'avarice. Déjà les Arabes anté-islamiques qui vivaient dans le désert et avaient besoin de la solidarité pour survivre en leur milieu de pénurie tenaient pour un vice le fait de se dérober au voyageur pour manger seul. L'Islam confirme la vertu d'hospitalité et prise haut le don de nourriture.

Les festins mondains par lesquels les sociétés décadentes expriment leur gloutonnerie et leur gastrolâtrie sont des insultes à la misère ambiante. L'égo-jouisseur n'a aucun droit à être choyé en Islam, au contraire il doit être flétri. Mais la prise du repas familial ou plus élargi est entourée de bonnes manières dans la simplicité et la frugalité. La bonne convivialité remplace le luxe des mets ; les ustensiles en or ou en argent sont formellement interdits.

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