Le Coran, tu t'abreuveras !

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QUATRIEME VERTU PRINCIPALE

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42ème  affluent  : Partager son argent

Le Coran menace de l'enfer ceux qui thésaurisent l'argent sous forme de métal ou autrement. L'argent doit circuler, les dépenses somptuaires sont maudites.

Ne sont-ce pas là deux conditions importantes pour qu'une Economie ne soit ni paralysée par un manque de liquidité et de crédit ni enflée par les fausses rondeurs des dépenses de prestige ? L'Islam fait une vertu de partager son argent avec ses frères, de l'investir tout de suite ou de le donner. L'argent dans les Economies jahiliyennes obéit à la loi du marché et afflue là où le taux d'intérêt est le plus avantageux. En Islam (je parle dans ce livre de l'Islam idéal, l'usure pratiquée de tout temps dans les sociétés musulmanes n'est pas le moindre des symptômes du désordre) le prêt à intérêt est interdit, le système bancaire et financier basé sur l'intérêt doit être aboli.

Depuis quelque temps des banques islamiques coopératives ont été mises à l'essai en Egypte et un peu partout en pays musulmans. Ces banques sont conçues sur le principe du partage loyal entre la banque, gestionnaire des fonds déposés, et l'entrepreneur des gains et des pertes. Un système, que le succès des expériences limitées permet d'entrevoir, peut être construit par la généralisation de la banque coopérative bannissant ainsi la malédiction principale du capitalisme : le capital à l'abri qui grandit aux dépens des travailleurs.

Je n'ai pas qualité pour critiquer en termes d'Economie le prêt à intérêt ; des économistes musulmans et non-musulmans, à commencer par Keynes, se sont chargés de dénoncer l'intérêt comme cause principale du mal du capitalisme.

Je n'ai pas qualité non plus de situer, en termes de sciences économiques, l'Economie islamique par rapport aux deux systèmes économiques d'Ouest et d'Est. D'ailleurs, la convergence du capitalisme privé et du capitalisme planifié d'Etat s'accentue à mesure que le souci d'efficacité pousse l'un à prendre en considération les mécanismes du marché et l'intéressement des travailleurs à la productivité et que la nécessité du contrôle d'une machine de plus en plus compliquée pousse l'autre à davantage d'interventionnisme. La voie islamique en Economie ne peut être une quelconque troisième voie dogmatique arrêtée. Sans être le produit pragmatique de la recherche de la seule efficacité, l'Economie islamique doit mettre l'impératif de l'efficacité dans la perspective d'un cheminement solidaire et tenir compte du rôle assigné à l'argent et à la propriété privée de remplir leur fonction sociale.

L'Economie islamique reste à inventer comme un agencement des moyens, une organisation des facteurs de production en vue d'assurer à la umma une solidarité à travers les frontières nationales, une sécurité et une force.

Pour cela l'instinct acquisitif doit être combattu au niveau de l'individu pour enlever les barrières psychologiques. Au niveau de l'organisation économique, les barrières du financement, de l'incurie étatisée et de l'accaparement du produit du travail par les rapaces privés doivent être enfoncées. La collaboration de l'Appel et de l'Etat est aussi nécessaire en matière d'Economie.

Une nouvelle méthode d'investir l'argent et de le faire fructifier doit être recherchée, une nouvelle entreprise où les compétences individuelles ne soient pas noyées dans l'irresponsabilité bureaucratique, une nouvelle éthique de production et de distribution dans l'équité et la juste récompense de l'effort.

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