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SIXIÈME VERTU PRINCIPALE

FAIRE BONNE ŒUVRE

 


 

49ème  affluent : Travailler et gagner sa vie


Le travail est la loi naturelle pour l'homme abandonné à une nature rebelle. Il faut pour subsister aiguiser ses instruments contre la dureté des éléments. Le travail est la loi sociale de l'individu qui doit participer à l'oeuvre commune pour gagner sa vie.

L'économisme bourgeois. repris et amplifié par le marxisme, fait du travail l'essence et la substance de l'homme, Les luttes de classe et les révolutions se nourrissent de la revendication du produit du travail social volé. La technologie évolue si rapidement que le travail naturel n'a plus la signification qu'il avait du temps du Prophète.

L'organisation de la production économique dans les sociétés modernes compliquées donne au travail une densité, la technique lui ajoute une intensité qui sont les mesures du développement économique. Nous avons besoin d'organisation et de technique, certes, mais la capacité de l'Etat à aménager les ressources et à former les hommes à la technique exige la vertu politique d'avoir un idéal, une oeuvre à accomplir, un projet autour duquel le peuple entier puisse être mobilisé. L'exécution de ce projet, de cette oeuvre bonne veut que les travailleurs soient animés non par les incitations et les contraintes extérieures, mais par la motivation supérieure, par la conscience que l'on fait, en fournissant tout son effort, oeuvre agréable à Dieu. Ni la technique, si évoluée qu'elle soit, ni l'organisation perfectionnée ne peuvent remplacer l'attitude positive de l'homme devant les tâches concrètes, le courage, la vertu d'abattre la besogne quotidienne avec abnégation et conscience, d'accumuler le travail, de le capitaliser. Le développement économique, la sécurité matérielle pour tous, la force et l'indépendance exigent une somme de travail, une continuité de travail, un volume et une durée de travail.

Mais encore faut-il que le travail, qui est pour la paresse humaine une servitude rebutante, devienne une liberté et une responsabilité qui fortifient en chacun le sentiment de son utilité. Ceci demande que le fruit du travail soit partagé équitablement. L'injustice détruit les vertus ; elle est la négation de la liberté et de l'utilité des personnes. Le travail comme expression d'utilité doit être considéré dans le contexte de l'oeuvre totale démocratique et fraternelle.

La vertu d'affronter chaque matin avec le sourire une journée chargée de devoirs n'est pas l'apanage du commun. La plupart des mortels, à force de traverser chaque jour la même routine de travail manuel, mécanisé ou non, finissent par y laisser leur coeur. Le travail manuel, les gestes automatiques abrutissants de la cadence industrielle, le travail taylorisé, sont l'ascèse par laquelle nous devons passer pour conquérir les étapes de l'industrialisation et du développement économique en attendant que l'industrie douce, les techniques douces et non polluantes soient inventées polir libérer l'humanité du cauchemar de la croissance sauvage, de l'automatisation des machines et de l'homme.

En attendant, il faut réhabiliter le travail manuel et reconnaître les ouvriers aux mains dures pour des combattants de première ligne. Le refus par les jeunes des pays sous-développés du travail salissant est une plaie psychologique que nous partageons largement, que nous allons monopoliser à moins du sauvetage islamique, à cause de l'argent facile injecté à doses inconsidérées dans les circuits de consommation de luxe ; parasitisme des privilégiés qui engendre le travail servile et socialement inutile des domestiques et autres porteurs de livrée.

La méditation de l'enseignement du Prophète au sujet du travail nous met sous les yeux le sens que toute technique et toute organisation doivent avoir dans la société islamique. Technique et organisation économique sont les moyens rationnels mis à la disposition du voyageur qui a besoin d'un équipement qu'il doit peiner pour préparer. Chaque effort corporel ou intellectuel que le voyageur fait mérite une double rétribution si l'intention y est : le salaire matériel qui doit être diligemment versé au travailleur dans la justice en plus du salaire que Dieu réserve au travailleur, s'il entend combat, sous forme d'un surcroît d'iman immédiatement recouvrable.

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