Le Coran, tu t'abreuveras !

captcha 

Nombre de visiteurs

1148849
Today
Yesterday
This Week
Last Week
This Month
Last Month
513
761
2466
1003231
6449
18141

 
Partager

DEUXIÈME VERTU PRINCIPALE

ÊTRE PRÉSENT à DIEU


14ème  affluent  : Affirmer la souveraineté de Dieu

Nous retrouvons l'affluent supérieur mentionné par le Prophète. La formulation verbale de l'attestation que Dieu est unique et que Mohammed est son Prophète est le « premier pilier » de l'islam. Le sentiment de Dieu, qui est le résultat et la préface à la fois de l'engagement imanique et ihsanique, pénètre dans le coeur plus que par tout autre moyen par la simple répétition de la formule : « Il n'y a de dieu que Dieu », associée, bien sûr, aux autres disciplines du corps et du coeur. Les affluents de l'iman constituent un système de normes solidaires dont l'affirmation, d'abord verbale, de la souveraineté de Dieu, constitue l'élément central. L'affluent supérieur est comme la source principale qui alimente tout le système. La fertilité imanique vient à la suite d'un travail où la répétition du témoignage inlassablement occupe l'esprit et fait descendre progressivement, les certitudes dans le coeur.

Le Prophète a insisté sur les vertus de cette formule les soufis ont reçu le message et font de la répétition de cette phrase simple l'impératif de tous les instants. Bien leur en prend malgré le dénigrement des absents de Dieu (ghafiloun) qui comprennent mal qu'on soit obsédé de Dieu. Il est des ascétismes d'Orient qui procèdent à la commutation de l'être intérieur du disciple à force de lui faire répéter, jusqu'à l'étourdissement, des formules (mantras des hindous ou des bouddhistes). Les voies hors de l'ego sont multiples, la voie vers Dieu est unique malgré la ressemblance des méthodes.

Le Prophète recommande à ses Compagnons de renouveler leur iman. « Mais comment le renouveler, Ô Envoyé de Dieu ! » demandèrent-ils. « Répétez très souvent [cette phrase] : il n'y a de dieu que Dieu », dit le Prophète.

Le dire verbal possède cette vertu d'amener au coeur un flux d'iman, mais c'est en se combinant avec l'affluation en un dire de tout l'être que la dimension totale du sens que recèle cette formule se réalise. Si Dieu est mon seul souverain il s'en suit que moi, son serviteur, je dois assumer Sa Loi et combattre de toutes mes forces pour Sa cause.

Ainsi l'affluent supérieur de l'iman, s'il ne fait fructifier que les vertus de retraite en un perfectionnement contemplatif, manque l'objectif essentiel : celui d'animer la formation du combattant. Les soufis gui végètent en vase clos fuient la scène du combat. C'est une fuite vers Dieu, mais fuite quand même. Si Dieu est souverain du monde, ma place est dans la mêlée pour que cette souveraineté soit reconnue et pour que la vie sociale, politique et économique du peuple islamique s o i t régie en conséquence.

Partager
 

A LIRE EN LIGNE !